La popularité croissante des réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter incite les entreprises à investir du temps et des ressources financières pour créer le contenu qui doit alimenter continuellement leur présence en ligne. Cet investissement peut être réalisé en partie au détriment du blog ou du site maison. La question peut se poser pour une PME ou un indépendant avec un budget limité: les sites web et les blogs sont-ils devenus obsolètes ?

Facebook, Twitter ou Google qui vivent de leurs recettes publicitaires se garderont bien entendu de dire le contraire. Ils cherchent avant tout à conserver les globes oculaires (les visiteurs) le plus longtemps possible en proposant une offre internet complète allant du moteur de recherche au réseau social.

Face à ces mastodontes qui écrivent les règles du jeu comme bon leur semble, avoir une présence en ligne sans créer de blog ou de site web est un choix risqué. C'est un peu comme habiter chez des amis. C'est sympa un moment, mais on n'est pas chez soi et on est à la merci de devoir trouver rapidement un autre logement, si les relations s'enveniment.

En effet, les utilisateurs des réseaux sociaux ignorent souvent qu'ils doivent respecter des conditions d'utilisation très précises et que, dans le cas contraire, leur compte peut être supprimé sans préavis. Savez-vous par exemple que vendre votre page ou votre pseudo en tant que tels est contraire aux conditions d’utilisation des réseaux sociaux ? En revanche, si vous possédez un site web ou un blog avec votre propre nom de domaine, rien ne vous empêche de les vendre en incluant dans la transaction les comptes Twitter, Facebook ou Youtube associés. Il existe de véritables places de marché pour les échanges de noms de domaine ou de sites web.

Au-delà de l’aspect mercantile, le fait d’être propriétaire de son site web est une garantie d’indépendance. En effet, les articles publiés sur les réseaux sociaux peuvent être censurés de manière arbitraire (par exemple, rechercher sur Google Facebook censure médias ou lire cet article sur la désactivation du compte de Chris Leydon, un producteur britanique indépendant).

Il est normal d’avoir des règles d’utilisation, par exemple en ce qui concerne la protection des droits d’auteur ou le spam. Mais il est aussi évident que dans une relation donnant/donnant, où le réseau social apporte sa visibilité et l’utilisateur l’enrichit par ses interactions, les possibilités d’expression restent limitées par de nombreuses restrictions qui ne bénéficient qu’au premier. Par exemple, Facebook a des règles très précises sur l’aspect des couvertures de son nouveau format de pages et interdit d’y ajouter des adresses de contacts ou des liens.

Image couverture Facebook

Exemple de couverture de page Facebook

Les méthodes et le niveau d’accès aux informations par des interfaces de programmation (API) changent régulièrement au grand dam des utilisateurs et des développeurs. Sur Google+, une page dormante depuis plus de 9 mois peut être supprimée, ce qui pose la question de l’intégrité du contenu. Autre exemple, Linkedin n’autorise en principe que les contacts qu’avec des personnes que vous connaissez.

Bref, sur internet, l’adage «on n'est jamais si bien servi que par soi-même» reste une nécessité et la réalisation de son propre site web ou blog une priorité.

Source: 40 Ways to Get Banned From the Top 5 Social Networks